Rencontrer, éviter ou combattre ?
Comme disait Coluche : "Choisis ton camps camarade… !"
Qu'est ce qu'éviter ?
Eviter, c'est essayer de se rendormir. C'est tenter d'anesthésier les symptômes qui justement, sont là pour nous demander un (r)éveil !
Tous les types de souffrance sont des symptômes. Anxiété, stress, douleur physique indéboulonnable, dépression, burnout, peurs, croyances limitantes... Ces symptômes sont là pour nous indiquer quelque chose. Et sur ce sujet, il va nous être possible de proposer une approche très différente, voire opposée, à celle couramment pratiquée dans les voies non abouties.
Alors autant le dire tout de suite : Si vous cherchez à apprendre à éviter, vous n'êtes pas à la bonne adresse.
Notre approche vise à la responsabilité, au courage et à la clarté. Cette dernière amène une vision claire de la situation sans laquelle nous nous sentons perdus dans des confusions. Le courage, c'est le cœur qui entre en action et la responsabilité nous amène à voir que nous n'avons d'autre choix responsable que de rencontrer...






Lutter pour survivre...
Il serait possible de penser que les 12 années d'expériences que j'ai vécues dans le Grand Nord, m'aient apporté quelques compétences en thermes de lutte ou de combat pour survivre. Il n'en n'est rien. Là bas, il a fallu que je comprenne très vitre que ni le froid, ni la solitude, ni les ours n'étaient à considérer comme des ennemis. Au fil des expériences, ils eurent même tendance à devenir des alliés en m'enseignant l'humilité, seule condition à la survie dans ces milieux aux apparences inhospitalières.
Il en fût de même durant les longues périodes de travail intérieur parsemées de longues périodes de luttes. Mon témoignage est limpide sur le sujet : aucune victoire par la lutte, avec la constatation souvent amère que c'est toujours la lutte qui gagne.
Alors, si aucun espoir n'est dans la lutte et que l'évitement ne dure qu'un temps, pourquoi ne pas tenter la rencontre ?


Rencontrer est un acte d'amour
Rencontrer, c'est en premier lieu VOIR.
Tant que je ne vois pas réellement ce qui se passe en moi, je ne peux rencontrer. Mais ce premier VOIR n'est pas aisé car des filtres déformants s'interposent. Souvent alimentés par un système de croyance que j'ai adopté, ces filtres sont, eux aussi, à VOIR.
VOIR dans un deuxième temps, c'est ne pas juger ce qui est vu et s'il y a jugement, ne pas juger le jugement... Rester dans "VOIR" est une clé importante. Une clé simple, mais pas forcément facile au début...
Enfin, VOIR c'est "ne rien vouloir changer". Si je veux changer ce que je vois, c'est que je juge sans me l'avouer que ce n'est pas bien ou bon...
Mais en définitive, avec ces trois VOIR, n'est-on pas en train de définir tout simplement ce qu'est véritablement l'Amour ?
Quel acte peut être plus puissant que VOIR, dans sa version la plus englobante qui soit ? N'est-ce pas cela aimer ?


